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"Le cœur en gravillons" : un roman feel-good sur l'amour

Aborder le développement personnel avec humour

Le coeur en gravillons

Fraîchement divorcée, Nicole est bien décidée à écrire une nouvelle page de sa vie. Heureuse, épanouie, il ne lui manque plus qu’un amoureux… mais pas n’importe lequel !

Grâce à sa liste de critères bien établie, elle s’élance dans une chasse au trésor amoureuse aussi drôle qu’imprévisible.

Entre rires, doutes et blessures à guérir, Nicole comprend peu à peu que le véritable épanouissement ne se trouve pas seulement dans l’autre, mais dans la rencontre avec soi.

Un roman feel-good drôle, tendre et inspirant, où humour et développement personnel se mêlent avec justesse.

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L'avis des lecteurs

5/5 MissMaria - Avis spontané Fnac

Une belle surprise! Ce roman retrace, avec une élégance fluide, le parcours de Nicole, décidée à se réinventer. Derrière la « chasse au trésor » amoureuse se révèle un récit sur l’intime : apprendre à se rencontrer soi pour mieux aimer. Drôle, tendre et inspirant, il allie humour et émotion avec justesse. En bref, une lecture lumineuse, qui réconcilie avec l’espoir et donne envie d’écrire sa propre « nouvelle page ». À découvrir sans attendre !

5/5 Paul - Avis spontané Fnac

Une histoire pleine de rebondissements ! Ce livre relate la vie trépidante d'une jeune divorcée, avec un humour fin. Trouver quelqu'un dans la vie n'est pas facile...

Bonus : mon passage préféré et premier chapitre à lire

Partie 1 : Distribuer les premiers cailloux
1. L’équilibre entre vie de femme et de maman

Ma première bougie. Une année écoulée depuis la signature des papiers. Divorcée. Mon nouveau statut, officiel, un choix un peu étrange dans les cases à cocher lorsqu’on me demande mon statut marital. En ai-je honte ? Non. Je crois que l’appellation dans laquelle je me reconnais le moins n’est pas celle-là, mais davantage celle de « famille monoparentale ». J’en suis une pourtant, impossible de le nier ni le minimiser. Mais cette désignation a une connotation négative à mes yeux, un mot un peu fourre-tout pour illustrer toutes les familles sortant du schéma traditionnel et dans lesquelles il n’y a plus Papa et Maman sous le même toit. Avec une dimension « famille pauvre qui galère pour boucler les fins de mois ».

Mon divorce, mon choix. Un choix pleinement assumé, avec les conséquences financières et organisationnelles qui vont avec. Une nouvelle vie à adapter, des finances certes un peu plus serrées, mais une situation pour laquelle je ne peux pas me plaindre : bénéficiant d’un salaire confortable, j’ai pu continuer à mener le même train de vie, sans me restreindre ni compter. Toujours habituée à faire attention, je reste vigilante. Des économies, j’en fais forcément moins. Peu importe. Quelle valeur accorder à une vie plus libre, plus belle et sans boulet au pied ?

Le regard des gens s’assombrit pourtant lorsque je leur fais part de mon statut de maman solo. Surtout avec une cadette à la crèche, ils compatissent, me lancent un regard triste. Pourtant, je n’ai jamais été aussi heureuse, épanouie, avec une envie de croquer la vie à pleines dents, de vivre à mille à l’heure et de n’avoir jamais assez de temps pour tout ce que j’entreprends. Je choque, m’en amuse, mais ne cache jamais ce bel épanouissement. Rapidement, je leur fais comprendre qu’ils n’ont pas besoin de s’apitoyer, cette vie me convient bien, me convient mieux. Une vie un peu schizophrénique : Maman certains jours, femme d’autres. Et pourtant, dans le coeur, tous les jours Maman.

Je ne souhaite pas m’apitoyer, me sentir vide d’une partie de moi lorsque mes enfants ne sont pas là. Rien ne sert de se larmoyer : autant profiter des jours sans eux pour m’épanouir autrement et avoir la joie de nous retrouver. Apprécier les moments partagés, au lieu de se sentir fatiguée et usée comme je pouvais parfois le vivre dans mon modèle familial traditionnel dans lequel je portais toute la charge mentale, ou presque. Cet état d’esprit, je l’ai immédiatement adopté. Je crois que de toute façon, je ne suis pas vraiment faite pour être Maman à plein temps. Entendons-nous bien : j’aime mes enfants plus que tout au monde et chacune de mes décisions de vie est effectuée en fonction des impacts que cela pourrait avoir pour eux.

En revanche, j’ai un besoin viscéral de pouvoir mener mes propres projets. Il m’est nécessaire de pouvoir faire carburer mon cerveau, passer des moments entre adultes, sans que les enfants soient le centre des conversations. Parler couches, biberons ou éducation devient notre quotidien lorsqu’on devient parent. Quand les enfants commencent à grandir, c’est un peu différent. Mes enfants ont six ans d’écart, alors forcément, pour la deuxième, on a beaucoup moins envie de revenir sur ce genre de discussions.

Être Maman à mi-temps, cela permet de se recentrer sur soi. Être égoïste, tout simplement. Et cet égoïsme, il est assumé : une envie de sortir, de faire quelque chose pour moi ? Plus besoin de réclamer la « permission » que mon conjoint prenne le relais. Désormais, c’est gratuit, pas de dette envers l’autre, de service qu’il faudra retourner. Ce temps, il m’est dédié, libre à moi de l’exploiter, le dépenser à ma guise, sans culpabiliser. Un boulevard de temps, comme j’apprécie désormais le désigner. Etre Maman à temps plein, c’est passer sa vie à courir entre le boulot, les enfants, l’intendance de la maison. Et organiser, organiser, organiser (les activités des enfants, les loisirs, les vacances, etc …).

Être Maman à mi-temps, c’est prendre le temps de souffler, d’apprécier organiser. Gérer les repas ? Deux fois moins d’idées à trouver. Lorsque je suis seule, si je rentre du boulot ou du sport et que j’ai simplement envie de manger un fruit ou un bol de céréales, personne n’est là pour me faire remarquer que ce n’est pas équilibré ou me demander « oui, mais que vont manger les enfants ? ».

Au début, c’est un peu déstabilisant tout ce temps. Dans mon entourage, personne n’est divorcé, alors on devient un peu marginal. Le week-end, les gens sont en famille. Difficile de venir s’incruster. Et puis, si je n’ai pas mes enfants, c’est un peu étrange de rejoindre mes amis qui, eux, ont les leur. Les premières semaines, on s’ennuie. Ou du moins, on se replie sur soi, on organise sa nouvelle vie, à commencer par l’adaptation du cocon. Personnellement, j’ai beaucoup rangé, trié, vidé, pour me réapproprier les placards que nous avions partagés durant des années. J’ai changé le mobilier, pour me créer mon nouveau nid. J’ai aménagé mes balcons, me permettant de mettre de la terre partout, chose qui m’aurait été bien interdite des années durant. En gros, j’ai fait à ma façon ! Reprendre la main sur son intérieur, sa maison, reste très grisant.

Une fois l’intérieur réglé, on peut s’attaquer aux choses sérieuses et commencer à sortir, à se créer un nouveau quotidien. Brique par brique, on remplit son agenda, on s’intéresse à d’autres choses, on s’ouvre à d’autres activités. Professionnellement, tout est plus simple également. Enfin, différent. Là aussi c’est un peu schizophrénique car les jours avec enfants, on est le seul à se mobiliser pour les emmener et les récupérer. Pas de relais, pas de répartition des tâches, on sait d’avance que tout est pour sa pomme et qu’on ne pourra compter que sur soi. A contrario, les jours où les enfants sont absents, il est plus simple d’organiser sa vie professionnelle, les contraintes sont levées. Me concernant, cela a surtout coïncidé avec le fait que ma plus jeune rentrait à l’école : deux enfants au même endroit, un semblant d’autonomie à l’horizon, donnent l’envie de se renouveler aussi côté boulot.

Et puis, il y a les loisirs. Maman à temps plein, la question se pose à peine de pouvoir avoir des activités. A la rigueur, voir ses copines de temps en temps lorsque Monsieur nous a fait l’offrande de gérer la soirée reste envisageable. Imaginons plus fou encore : tenir régulièrement des séances de sport, chaque semaine, pour tenter de conserver ce corps de rêve. En revanche, se prendre à rêver de pratiquer un loisir, une passion, relève de la folie passagère. Mais une fois divorcée, tout change, les cartes sont redistribuées.

Car ce boulevard de temps, il faut bien l’occuper. Première étape : le sport. Facile à mettre en place, il suffit d’être armé d’un minimum de motivation. N’oublions pas que nous sommes de retour sur le marché de seconde main : pour peu que l’on soit frappée par un minimum d’ambition sur le physique du prince charmant (qui devient de moins en moins charmant avec le temps), il va falloir donner de sa personne pour entretenir sa plastique et ne pas se récupérer les derniers de cordée.

Ne soyez donc pas surpris ou pris de court par cet humour un peu vif et tranché ! L’humour : mon arme fatale pour m’en tirer dans la vie. Il faut dire qu’avec un prénom aussi pourri que celui de Nicole, il a fallu user de stratégie pour ne pas devenir la risée de tous. Nicole, normalement, elle est née dans les années 60, pas au début des années 80. Mes parents, immigrés asiatiques, pensaient bien faire en m’affublant d’un tel prénom. Souhaitant se fondre dans la masse de leur pays d’adoption, ils avaient tenté de s’acculturer. On y était presque, à un détail près : l’espace-temps dans lequel nous vivions. Donc, toute ma vie, je me suis trainé ce prénom pourri, que je n’ai finalement jamais pris la peine de changer, tant il m’avait façonnée.

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